Installer un robot tondeuse a longtemps voulu dire accepter une contrainte assez pénible avant même de profiter du confort promis. Il fallait tirer un fil périmétrique tout autour du jardin, contourner les massifs, longer les bordures, fixer le câble au sol puis espérer ne jamais le couper en jardinant. Pour beaucoup de propriétaires, c’est justement cette étape qui rendait l’achat moins évident.
Le Mammotion Yuka Mini 2 800 (Vision IA) testé ici fait partie de cette nouvelle génération de robots tondeuses qui changent complètement l’approche. Il s’agit de la version annoncée pour les jardins jusqu’à 800 m², avec navigation par Vision IA, sans LiDAR, même si Mammotion propose aussi une version LiDAR dans la gamme. Plus de fil périmétrique à installer : le robot crée et exploite une carte virtuelle du jardin depuis l’application Mammotion. Cette version s’appuie sur ses caméras, son intelligence artificielle et son système NetRTK pour se repérer, contourner les obstacles et organiser ses tontes.
Et pour être honnête, je ne lui ai pas vraiment facilité la vie. Plutôt que de le tester uniquement sur une belle pelouse rectangulaire avec des bordures parfaitement nettes, je l’ai installé dans un jardin beaucoup plus représentatif de la vraie vie. Chez moi, le Yuka Mini 2 doit composer avec des cyprès, un palmier, une maison d’enfant, plusieurs zones à rejoindre, un carport en béton à traverser, un chemin en lames de terrasse en bois de cumaru et un long passage d’à peine un peu plus d’un mètre de large.
C’est précisément dans ce passage que le test est devenu intéressant. Le robot doit longer un contour de maison en pierre sur lequel il ne doit pas monter, sous peine de faire racler les lames. Autant dire que la cartographie, les passages entre zones, les barrières virtuelles et les marges de sécurité ont été mis à contribution. On l’a donc vraiment poussé dans ses retranchements, relancé, ajusté et observé dans une configuration exigeante.
Après plusieurs sessions, mon avis est assez clair : le Yuka Mini 2 est un robot tondeuse très convaincant. Il tond proprement, se montre discret à l’usage et simplifie réellement l’entretien de la pelouse. Mon terrain a aussi permis de mettre en évidence quelques points d’attention, mais c’est justement ce qui rend ce test intéressant. Sur une pelouse simple ou intermédiaire, il a tout pour être un excellent compagnon de tonte. Sur un jardin plus complexe, il reste capable, à condition de soigner la cartographie et de garder de bonnes marges autour des zones sensibles.
Mise à jour Prime Day Mammotion
A l’occasion du Prime Day, plusieurs modèles de la gamme Yuka Mini 2 profitent de remises importantes du 16 au 26 juin. Le Yuka Mini 2 500 Vision IA passe à 549 € au lieu de 899 €, le Yuka Mini 2 800 LiDAR à 799 € au lieu de 1 299 € et le Yuka Mini 2 1000 LiDAR à 1 099 € au lieu de 1 299 €, avec un mini garage offert.
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Un déballage rassurant, sans fil périmétrique à installer
Le déballage du Mammotion Yuka Mini 2 donne immédiatement une bonne impression.
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Le premier soulagement vient surtout de ce que l’on ne trouve pas dans le carton : pas de grande bobine de câble à dérouler autour du jardin, pas de cavaliers à planter tous les mètres et pas de boucle périmétrique à réfléchir pendant des heures. Ici, l’installation physique est beaucoup plus légère. La vraie étape stratégique se déplace vers l’application, où il faudra créer une carte propre et définir les zones à tondre.
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Le robot lui-même inspire confiance. Il est compact, mais pas fragile. Son format permet de le manipuler assez facilement pour le positionner sur sa base ou le déplacer ponctuellement. Les roues arrière sont bien marquées, le châssis paraît robuste et la conception générale donne l’impression d’un produit pensé pour travailler régulièrement dans un jardin familial.
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Le Yuka Mini 2 reste aussi assez discret une fois posé dehors. Il est plus sage visuellement que les robots tondeuses les plus imposants de Mammotion et cela colle bien à son positionnement. On est sur un modèle pensé pour les jardins de petite et moyenne taille, pas sur une machine destinée à couvrir de très grands terrains accidentés.
À l’avant, le robot s’appuie sur un ensemble de trois caméras. Une caméra couleur analyse les limites et les surfaces tandis que deux caméras monochromes participent à la perception de la profondeur et des distances. Une LED vient également aider la vision dans les zones plus sombres, par exemple sous des arbres ou dans un passage moins lumineux. C’est cet ensemble optique qui permet au robot de comprendre son environnement sans s’appuyer sur un fil périmétrique.
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Il faut aussi noter que le robot mise principalement sur la détection visuelle avant contact. Il ne fonctionne donc pas comme une ancienne tondeuse robot qui viendrait buter systématiquement sur les obstacles avant de changer de direction. Sur le papier, c’est plus moderne et plus doux pour le jardin. Dans la pratique, cela fonctionne bien quand l’environnement est lisible, mais cela demande de rester attentif dans les zones plus piégeuses.
Sous le robot, on retrouve un disque de coupe équipé de cinq petites lames pivotantes. La largeur de coupe de 19 cm correspond bien à l’esprit du produit. Le Yuka Mini 2 n’est pas conçu pour aller vite sur une immense surface. Il est fait pour travailler souvent, de manière méthodique et maintenir la pelouse propre. La hauteur de coupe se règle manuellement de 20 à 60 mm. Le réglage est simple, même si un ajustement motorisé depuis l’application aurait été agréable sur un robot aussi connecté.
Une base à bien placer avant de laisser le robot travailler
Même sans fil périmétrique, la pose de la base reste une étape importante. La station est le point de départ et de retour du robot. Elle doit donc être installée sur une surface stable, plane et facilement accessible. Si elle est mal placée, trop contrainte ou légèrement de travers, les départs et retours en charge peuvent devenir moins fluides.
Dans mon cas, j’ai pris le temps de réfléchir à son emplacement. Mon jardin étant découpé en plusieurs zones, il fallait trouver un endroit qui permette au robot de rejoindre facilement les différentes parties du terrain. Il faut aussi penser à l’arrivée électrique, à l’espace disponible devant la base et au chemin que le robot devra emprunter pour revenir se charger.
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La base se fixe simplement au sol. L’installation physique est rapide, mais elle mérite quelques minutes d’attention. Sur une pelouse simple, le choix sera souvent évident. Sur un terrain avec plusieurs zones, des passages et des surfaces non engazonnées, l’emplacement peut vraiment influencer l’expérience au quotidien.
Une fois la station posée et branchée, le robot vient se placer dessus pour charger. À partir de là, on quitte la partie matérielle pour entrer dans ce qui fait vraiment la différence avec un robot tondeuse traditionnel : l’application et la cartographie.
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Cartographie du Yuka Mini 2 : automatique ou mode manette
Une fois le robot chargé, toute l’expérience bascule dans l’application Mammotion. Il faut télécharger l’application, créer son compte puis rattacher le Yuka Mini 2. L’appairage se fait assez simplement, on nous demande de faire une mise à jour du robot puis on arrive rapidement dans l’interface qui va permettre de créer la première carte.
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Le principe est simple : au lieu de matérialiser le jardin avec un câble, on crée une carte virtuelle. Cette carte sert ensuite à délimiter les zones, organiser les passages et indiquer les endroits à éviter. C’est une logique beaucoup plus proche d’un robot aspirateur moderne que d’un robot tondeuse ancienne génération.
La cartographie automatique pour les terrains simples
Mammotion propose une cartographie automatique. L’idée est séduisante : le robot analyse son environnement et construit une première représentation du jardin. Pour une pelouse bien délimitée, avec des bordures claires et peu de pièges, cette méthode a beaucoup de sens.
Sur un terrain simple, c’est probablement la méthode à essayer en premier. Elle permet de lancer rapidement le robot et de profiter de la tonte sans passer trop de temps sur la mise en route.
La cartographie manuelle pour garder le contrôle sur terrains plus complexes
Dans mon cas, j’ai préféré utiliser la cartographie manuelle depuis le smartphone. L’application permet de piloter manuellement le robot pour dessiner les limites. Dans ce cas, le smartphone se transforme en manette, c’est plus long, mais cela m’a semblé plus rassurant sur mon terrain.
Je voulais garder la main près du contour de maison en pierre, dans les zones étroites et autour des passages entre les différentes parties du jardin. Le mode manette donne vraiment l’impression de dessiner soi-même son jardin. On guide le robot le long du périmètre, on ajuste son trajet et l’on ferme la zone lorsque la boucle de délimitation est terminée.
Des passages entre zones pour cartographier tout le jardin
Une fois la première zone créée, l’application permet d’ajouter d’autres zones de tonte. Et c’est à ce moment-là que la gestion des passages devient importante. Avant de cartographier une nouvelle zone, l’application demande de tracer le chemin que le robot devra emprunter pour y accéder.
Concrètement, on pilote le Yuka Mini 2 depuis le smartphone, comme en mode manette, pour lui indiquer le corridor autorisé entre deux zones. C’est ce que j’ai fait pour relier la première zone, celle où se trouve la base, à la deuxième zone du jardin en traversant le carport en béton.
Une fois ce passage créé, j’ai pu cartographier la deuxième zone. Puis j’ai répété la même logique pour relier cette deuxième zone à une troisième partie du jardin, cette fois en passant par le chemin en lames de terrasse en cumaru.
Au final, cette logique permet de cartographier l’ensemble du jardin progressivement, même lorsqu’il n’est pas composé d’un seul bloc de pelouse. On part de la zone principale, on crée les passages nécessaires, puis on ajoute les autres zones une par une. Une fois ces corridors bien définis, le robot sait les emprunter pour rejoindre les zones de tonte prévues.
Zones interdites et barrières virtuelles
L’application permet également de créer des zones interdites et des barrières virtuelles. On peut exclure un massif, une souche, un jeu d’enfant, un bassin, une terrasse ou un endroit sensible.
C’est très pratique, car cela remplace en partie la logique du fil périmétrique tout en gardant une souplesse beaucoup plus grande. Si une limite ne convient pas, on peut la modifier depuis le smartphone sans toucher physiquement au jardin.
Test terrain : plusieurs zones, un passage étroit et des bordures en pierre
Une fois la carte créée, le vrai test commence. Et chez moi, le Yuka Mini 2 n’a pas travaillé sur une pelouse idéale. Mon terrain réunit plusieurs contraintes qui permettent de voir rapidement ce que le robot sait faire et les points qui demandent plus d’attention.
Un jardin loin d’être parfaitement rectangulaire
Il doit composer avec des cyprès, un palmier et une maison d’enfant. Il doit également rejoindre plusieurs zones et traverser des surfaces qui ne sont pas de la pelouse.
Lors de la cartographie, j’ai créé plusieurs zones reliées entre elles par des passages : d’abord entre la zone de la base et la deuxième partie du jardin via le carport en béton, puis entre la deuxième et la troisième zone via le chemin en lames de terrasse en cumaru.
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Du béton et du bois à traverser
Une fois la tonte lancée, le résultat est très positif. Le robot traverse correctement le carport en béton et le chemin en bois. Les passages sont bien intégrés à la carte et il parvient à rejoindre les zones prévues sans difficulté particulière dans ma configuration.
C’est une bonne surprise, car cela montre que le Yuka Mini 2 peut gérer un jardin un peu plus varié qu’une simple pelouse rectangulaire. Le fait de pouvoir créer des corridors dans l’application donne beaucoup de souplesse.
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Le passage étroit qui demande de la marge
La vraie difficulté est apparue dans un long passage d’à peine un peu plus d’un mètre de large. C’est principalement à cet endroit que le robot a fini par dévier malgré une cartographie volontairement réalisée à distance du bord.
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À proximité, le contour de maison en pierre ne pardonne pas. Si le robot monte dessus ou s’en approche trop, les lames peuvent venir racler. C’est ce qui s’est produit lors des premiers essais. J’ai entendu les lames toucher la pierre.
Rien de dramatique, mais suffisamment pour reprendre la carte plusieurs fois et éloigner encore davantage la zone de tonte du bord. Depuis, le comportement est plus rassurant.
Une Vision IA efficace, mais à surveiller au départ
La navigation par Vision IA s’en sort globalement bien. Le robot utilise ses caméras pour analyser son environnement, distinguer les surfaces, détecter les obstacles et se repérer sans fil périmétrique.
Les obstacles visibles comme les cyprès, le palmier ou la maison Smoby ne l’empêchent pas de travailler correctement. Il rejoint ses zones, traverse les passages définis et revient à sa base.
Il faut simplement accepter de surveiller les premières tontes, surtout dans les zones piégeuses. La Vision IA est efficace lorsque le jardin est lisible, avec des limites claires et suffisamment d’espace pour manoeuvrer. Dans les passages étroits, les bordures basses ou les endroits où une petite variation de trajectoire peut poser problème, il vaut mieux rester prudent au départ.
Pour une pelouse simple ou intermédiaire, le Yuka Mini 2 est très pertinent. Pour un jardin très contraint comme le mien, il faudra simplement être plus attentif à la cartographie, aux marges et aux premières sessions. Une version du Yuka Mini 2 avec LiDAR existe également. Nous n’avons pas encore eu l’occasion de la tester, mais elle pourrait naturellement être plus pertinente pour les terrains complexes comme le nôtre, avec passages étroits, bordures dures et zones à relier.
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Tonte : propre, régulière et étonnamment silencieuse
Une fois la cartographie correctement ajustée, le Yuka Mini 2 fait très bien son travail. La qualité de tonte est clairement réussie. La coupe est propre, régulière et visuellement agréable.
Une tonte structurée, pas aléatoire
Le robot ne donne pas l’impression de se déplacer au hasard. Il couvre les zones prévues avec une trajectoire structurée et laisse une pelouse bien entretenue.
Il travaille de manière méthodique, avec des passages organisés plutôt qu’une navigation aléatoire. Cela se voit sur le résultat final. La pelouse paraît homogène et la tonte donne une vraie impression de régularité.
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Un robot fait pour entretenir, pas pour rattraper
Comme tous les robots tondeuses, il n’est pas fait pour rattraper une herbe très haute. Son rôle est d’entretenir régulièrement.
En le faisant passer souvent, il coupe peu à chaque session et maintient le gazon propre sans ramassage grâce au mulching. C’est exactement l’intérêt d’un robot tondeuse : ne plus attendre que l’herbe soit trop haute, mais garder une pelouse propre en continu.
Un fonctionnement discret au quotidien
Je l’ai aussi trouvé plutôt silencieux. On l’entend lorsqu’il passe à proximité, mais le niveau sonore reste contenu. Il peut fonctionner sans donner l’impression d’envahir le jardin.
C’est appréciable si l’on travaille depuis la maison ou si l’on veut profiter de l’extérieur pendant qu’il entretient la pelouse. Un robot tondeuse est fait pour fonctionner souvent. S’il devient pénible à entendre, on finit par réduire les cycles ou par éviter de le lancer lorsque l’on est dehors. Ici, le Yuka Mini 2 se fait suffisamment discret pour devenir un vrai outil d’entretien régulier.
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Des bordures à finir selon le terrain
Le Yuka Mini 2 peut également gérer la tonte des bordures dans le cadre de ses cycles. Il faut toutefois rester réaliste. Comme le disque de coupe est situé sous le robot et ne dépasse pas sur les côtés, certaines bordures très proches d’un mur, d’une pierre ou d’un obstacle demanderont toujours un petit passage ponctuel au coupe-bordure.
Dans mon cas, j’ai préféré laisser davantage de marge autour du contour de maison en pierre. Cela limite le risque pour les lames, mais cela signifie aussi que certaines finitions devront être faites manuellement. C’est un compromis que j’accepte volontiers sur une zone sensible.
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Application Mammotion : complète sans devenir gadget
L’application Mammotion mérite une mention à part, car elle accompagne vraiment l’usage au quotidien. Une fois la carte créée, elle ne sert pas seulement à lancer une tonte. Elle devient le tableau de bord du robot.
On peut programmer les tontes selon les zones, ajuster les cartes, suivre l’avancement du cycle, consulter l’historique et renvoyer le robot à sa base. On peut aussi reprendre une limite si l’on se rend compte qu’un passage est trop serré ou qu’une zone interdite doit être agrandie. C’est exactement ce que j’ai fait après les premières tontes près du contour en pierre.
L’application est riche et demande un petit temps d’adaptation, mais je préfère largement cela à une application trop simpliste. Sur un robot sans fil périmétrique, c’est l’application qui remplace une partie de l’installation physique. Elle doit donc être complète. Ici, on sent qu’elle a été pensée pour gérer autre chose qu’une pelouse basique.
Le suivi de l’entretien est également appréciable. Ce n’est pas un détail, car une tondeuse robot demande un minimum de contrôle régulier. Le fait d’avoir un historique et des informations de suivi permet de garder un oeil sur l’usage du robot sans avoir à tout surveiller manuellement.
Entretien : simple, mais les lames restent à surveiller
L’entretien du Yuka Mini 2 reste classique pour un robot tondeuse. Il faut nettoyer régulièrement le dessous du châssis, vérifier que l’herbe ne s’accumule pas autour du disque de coupe et contrôler l’état des lames.
Sur une pelouse simple, l’usure sera normale. Sur un terrain avec des bordures dures ou des passages serrés, il faut être plus attentif. Dans mon cas, le frottement contre la pierre m’a rappelé que les petites lames pivotantes restent des consommables. Si elles touchent une surface dure, elles peuvent s’abîmer plus rapidement.
Une lame abîmée coupe moins proprement. Le gazon devient moins net et le robot peut perdre en efficacité. Un contrôle régulier permet donc de préserver la qualité de tonte. Ce n’est pas compliqué, mais c’est une habitude à prendre.
Le nettoyage général ne pose pas de difficulté particulière. Il faut simplement prendre le temps de retourner le robot avec précaution, vérifier le plateau de coupe et retirer les résidus d’herbe lorsque c’est nécessaire. Comme souvent avec les robots tondeuses, un minimum d’entretien régulier vaut mieux qu’un gros nettoyage oublié trop longtemps.
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Verdict : un excellent robot tondeuse pour les jardins modérément complexes
Le Mammotion Yuka Mini 2 800 (Vision IA) ressort de ce test avec une impression très positive. Il est compact, bien fini, simple à installer et surtout très efficace sur la tonte. La coupe est propre, le bruit reste contenu et l’absence de fil périmétrique apporte un vrai confort par rapport aux robots tondeuses traditionnels.
J’ai particulièrement apprécié la souplesse offerte par l’application Mammotion. La cartographie automatique, le mode manette, les passages entre zones, les barrières virtuelles et les zones interdites permettent de construire un vrai jardin virtuel. Dans mon cas, ces fonctions ont été indispensables pour relier les différentes parties du terrain, traverser le carport en béton, emprunter le chemin en lames de cumaru et sécuriser les zones sensibles.
Mon jardin lui a clairement demandé plus qu’une pelouse classique. Le long passage d’à peine un peu plus d’un mètre, bordé par un contour de maison en pierre, a nécessité plusieurs ajustements de cartographie. Le robot a parfois légèrement dévié et les lames ont pu toucher la pierre lors des premiers essais. En reprenant les limites avec davantage de marge, le comportement est devenu plus rassurant.
C’est finalement ce que j’aime dans ce test : il ne se contente pas de valider le robot sur un terrain facile. Il montre ce que le Yuka Mini 2 sait faire lorsqu’on le pousse dans une configuration réelle, avec des passages, des obstacles et des contraintes. Et le bilan reste très bon. Pour une pelouse simple ou intermédiaire, il a tout pour être un excellent robot tondeuse sans fil périmétrique.
Pour un terrain beaucoup plus complexe, avec de longs passages étroits, des bordures dures, peu de marge de manoeuvre ou plusieurs zones difficiles à relier, la version LiDAR peut sembler plus pertinente. Nous n’avons pas encore eu l’occasion de la tester, donc je préfère rester prudent, mais c’est clairement celle que je regarderais en priorité pour ce type de configuration.
Au final, le Mammotion Yuka Mini 2 est une très belle proposition pour automatiser la tonte sans se lancer dans l’installation d’un fil périmétrique. Il tond bien, il se fait discret et il rend l’entretien du jardin beaucoup plus simple. C’est exactement ce que l’on attend d’un robot tondeuse moderne.
Selon la surface et la complexité de votre jardin, vous pouvez retrouver les différentes versions de la gamme avec le MAMMOTION YUKA Mini 2 500, le MAMMOTION YUKA Mini 2 800 Vision IA, le MAMMOTION YUKA Mini 2 800 LiDAR ou encore le MAMMOTION YUKA Mini 2 1000 LiDAR, afin de choisir le modèle le plus adapté à votre terrain.
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