Comme beaucoup, j’ai vu ma facture d’électricité grimper ces derniers temps et je me suis souvent demandé ce qui consommait vraiment le plus à la maison. Les chiffres donnés par le fournisseur restent assez abstraits : on connaît sa consommation globale, mais impossible de savoir quels appareils pèsent le plus ni de voir l’effet concret d’un geste aussi simple que couper une veille.
C’est là qu’intervient l’Ecojoko, un assistant connecté pensé pour rendre la consommation électrique visible en temps réel. Avec lui, on suit l’impact direct de ses usages, on repère les gaspillages et on peut même impliquer toute la famille grâce à une station design installée dans le salon et à une application mobile bien pensée.
L’Ecojoko existe en deux versions. La première, version Linky, se branche directement sur la prise TIC du compteur et permet un suivi fiable et simple de la consommation réseau. C’est la solution idéale pour un foyer classique. La seconde, la version disjoncteur, se fixe directement sur le disjoncteur général et permet de mieux prendre en compte l’autoconsommation, ce qui est indispensable dès qu’on a des panneaux solaires.
C’est cette version disjoncteur que j’ai choisie de tester, dans une maison équipée de photovoltaïque. Et même si l’Ecojoko a de vraies qualités, notamment pour sensibiliser aux bons gestes, j’ai aussi constaté quelques limites dès qu’on cherche à analyser sa production solaire dans le détail.
Dans ce test complet, je vais partager mon avis sur l’Ecojoko : l’installation, l’usage au quotidien, la précision des données, l’intérêt réel pour les foyers solaires, mais aussi la question du prix et de la rentabilité. Et parce qu’on est sur ForumDomotique, on parlera aussi de son intégration possible avec Home Assistant, pour aller plus loin que ce que propose l’application officielle.
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Unboxing et installation : Ecojoko, un assistant prêt en 15 minutes
Quand j’ai reçu l’Ecojoko, la première impression a été bonne. La boîte est compacte, bien présentée, et on sent qu’on a affaire à un produit pensé pour être simple à mettre en place.
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À l’intérieur, on trouve le petit capteur à coller sur le disjoncteur, le boîtier émetteur et la fameuse station Ecojoko, cette sorte de mini tableau de bord design qu’on imagine déjà trôner dans le salon.
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Premier bon point, rien ne fait peur. Pas de câble à passer, pas de tournevis à dégainer. Le capteur se colle simplement sur le disjoncteur grâce à l’adhésif fourni, et c’est tout. Pas besoin d’ouvrir quoi que ce soit, on reste dans un montage totalement sécurisé. J’ai juste pris le temps de bien positionner le capteur, histoire qu’il soit bien stable et qu’il ne gêne pas l’accès au disjoncteur.
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Ensuite, j’ai installé le petit boîtier émetteur à proximité, comme recommandé.
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Il communique automatiquement avec la station Ecojoko, que j’ai posée sur un meuble dans le salon, à un endroit visible. L’objet est discret, bien fini, et son design sobre passe facilement dans n’importe quel intérieur.
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Vient ensuite la configuration via l’application mobile. L’app guide bien : création du compte, détection automatique du matériel, connexion Wi-Fi et paramétrage de base (type de logement, contrat, présence éventuelle de panneaux solaires…).
En quelques minutes, les premiers chiffres s’affichent. L’aiguille de la station s’anime et on se retrouve à allumer un appareil juste “pour voir”. Allumer la bouilloire ou le four et voir la consommation bondir, c’est à la fois ludique et instructif.
Ce que j’ai aimé, c’est que tout est fluide et rassurant. Pas de branchement hasardeux, pas d’étape obscure : on suit les instructions, on place les éléments, et tout communique. En un quart d’heure, le système est installé, opérationnel et déjà utile. C’est exactement ce qu’on attend d’un produit comme celui-là : un vrai plug & play, sans stress ni complexité.
Découverte et usage au quotidien : la consommation devient enfin visible
Dès les premiers jours, j’ai pris l’habitude de jeter un œil à la petite station Ecojoko dans le salon. L’aiguille bouge au moindre appareil allumé, et on comprend vite comment la maison vit. Ce que j’ai aimé, c’est ce côté immédiat. On voit tout de suite ce qui pèse : un four, une bouilloire, un sèche-linge… Et à l’inverse, on repère vite les consommations invisibles, ces veilles qu’on ne soupçonnait pas et qui tirent en continu sans qu’on s’en rende compte.
Sur l’application, tout est également clair. Les courbes sont lisibles, on peut remonter dans le temps, comparer les journées et comprendre les habitudes du foyer.
Au bout de quelques jours, l'Ecojoko commence aussi à proposer des missions : traquer les veilles, réduire la consommation nocturne, décaler certains appareils sur les heures creuses. Rien de compliqué, mais ça motive. On voit sa progression et on comprend mieux où agir.
Et puis, il y a le solaire. C’est là que j’attendais le plus l'Ecojoko de mon côté et que j’ai trouvé la limite la plus visible. Tant qu’on consomme ce que produisent les panneaux, la production n’apparaît pas distinctement : elle vient simplement réduire la consommation affichée. Par exemple, si la maison tire 700 W et que les panneaux produisent 500 W, l’app affichera 200 W. Cela s'illustre bien sur la capture d'écran ci-dessous. Ce n’est que lorsqu’on dépasse ce seuil et qu’on commence à injecter sur le réseau que l’application met clairement en avant la surproduction.
Dans l’usage, on comprend vite comment ça fonctionne, mais on aimerait aller plus loin. L’application ne montre pas encore la part d’autoconsommation ni la production totale, ce qui serait pourtant très utile pour les foyers équipés de solaire.
En réalité, l’Ecojoko mesure les courants entrants et sortants au niveau du compteur Linky ou du disjoncteur, sans accéder directement à la production solaire. C’est une limite technique logique, mais bonne nouvelle : Ecojoko y travaille déjà. Un partenariat avec APsystems et Enphase est en cours pour intégrer la production dans l’application et afficher des indicateurs comme le taux d’autoconsommation journalier. On espère que d’autres marques de micro-onduleurs, comme Deye, suivront bientôt.
Quand Ecojoko apprend à connaître votre maison
Au départ, l'Ecojoko se contente d’afficher la consommation globale. Les premiers jours, on suit surtout les courbes et la jauge en direct, mais aucune répartition par type d’usage n’est encore visible. Ce n’est qu’après plusieurs semaines que cette vue détaillée finit par apparaître dans l’application.
Quand ces graphiques apparaissent, on commence à mieux comprendre le profil de la maison. Chez moi, les postes les plus clairs sont les frigos et congélateurs, la cuisson, le gros électroménager et les appareils en veille. Ces catégories sont bien identifiées, et elles permettent déjà de cibler les usages qui pèsent le plus.
Pour beaucoup d’autres équipements en revanche, l'Ecojoko ne parvient pas à reconnaître la signature électrique. Ce n’est pas un défaut du produit, simplement une limite technique : certains appareils n’ont pas de consommation assez stable ou identifiable pour être classés. Résultat, tout ce qui échappe à la détection se retrouve regroupé dans une large catégorie “autres appareils”, qui peut parfois représenter une part importante du total.
Malgré ça, le système reste utile. On obtient rapidement une bonne lecture des grandes masses, et pour le reste, on apprend à observer la jauge en direct. C’est souvent là qu’on comprend le mieux : on allume un appareil, on regarde l’aiguille monter, et on voit immédiatement l’impact. Après quelques semaines, on reconnaît presque instinctivement les comportements typiques de la maison, et c’est ce qui rend l’Ecojoko aussi efficace au quotidien.
Prix et rentabilité : des économies réelles à la clé
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Avec les panneaux solaires, notre consommation réseau tourne autour de 4 400 kWh par an, soit environ 860 euros d’électricité au tarif d’octobre 2025 (0,1952 € TTC/kWh).
Ce n’est clairement pas le scénario le plus rentable sur le papier, puisque le gaz couvre une bonne partie des besoins énergétiques. Mais même dans ce contexte, les économies sont bien réelles. En coupant les veilles inutiles, en décalant certains usages sur les heures d’ensoleillement et en ajustant quelques réflexes du quotidien, on atteint facilement entre 12 et 15 % d’économie sur l’année. Sur une base de 860 euros, cela représente entre 103 et 129 euros d’économies par an.
À 179,10€ à l’achat, l’Ecojoko est amorti en un peu plus d’un an et demi. En location à 7,99€ par mois, soit 96€ par an, on atteint même un bilan positif dès la première année.
Mais la vraie valeur d’Ecojoko va au-delà de ce calcul. Il change la façon d’utiliser l’électricité. On comprend ce qui tire, on repère les veilles, on observe la courbe baisser quand le solaire prend le relais, et on cale naturellement ses usages sur les bons moments.
Chez moi, trois points ont vraiment fait la différence :
la chasse aux veilles permanentes, souvent sous-estimées,
le décalage des cycles du lave-linge et du lave-vaisselle sur la production solaire,
et la prise de conscience du bruit de fond électrique de la maison.
Alors oui, ce n’est pas le scénario le plus rentable au départ, mais c’est un investissement qui pousse à réfléchir différemment à sa consommation. On ne cherche plus seulement à “réduire sa facture”, on comprend enfin comment consommer intelligemment. Et c’est souvent là que se trouvent les vraies économies, celles qui durent.
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Intégration Home Assistant : quand Ecojoko rencontre la domotique
Comme souvent, après quelques semaines d’usage, j’ai voulu voir ce qu’on pouvait faire au-delà de l’application officielle. Et forcément, la première idée qui vient à l’esprit, c’est Home Assistant.
Officiellement, Ecojoko ne propose pas encore d’intégration native, mais la communauté s’en est chargée à travers un projet open source baptisé Little Monkey, développé par Jean-Michel Cruvellier sur GitHub.
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L’installation demande un minimum de curiosité, mais rien d’insurmontable. L’outil se connecte à l’API d’Ecojoko et permet de remonter les données de consommation en temps réel directement dans Home Assistant. On peut ainsi suivre l’évolution de la consommation instantanée, la consommation du jour, celle de la veille, mais aussi l’estimation hebdomadaire et mensuelle.
L’intérêt, c’est qu’une fois les données intégrées, on retrouve toute la puissance de Home Assistant :
création de tableaux de bord personnalisés pour visualiser la conso heure par heure,
ajout d’automatisations basées sur la puissance consommée ou injectée,
suivi croisé avec d’autres appareils (panneaux solaires, chargeur de voiture, ballon d’eau chaude connecté, etc.).
Dans mon cas, ça a complètement changé la manière de lire les données. Au lieu d’ouvrir l’app Ecojoko, je vois désormais ma consommation et ma production directement dans mon tableau énergie Home Assistant, aux côtés du reste de mon installation solaire.
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L’intégration est communautaire mais elle fonctionne très bien. On sent tout le potentiel derrière une future API officielle, qui permettrait d’aller encore plus loin sans dépendre d’un script tiers. En attendant, Little Monkey fait parfaitement le job et prouve une chose : l’Ecojoko a toute sa place dans un écosystème domotique plus large.
Pour qui utilise déjà Home Assistant, c’est un vrai plus. On garde le côté grand public de la station dans le salon, mais on gagne la précision, la personnalisation et la puissance d’analyse de Home Assistant. Un bon compromis entre simplicité au quotidien et analyse poussée pour les plus curieux.
Verdict : un excellent point de départ pour comprendre (et agir sur) sa consommation
Après plusieurs semaines d’utilisation, je ressors avec un vrai sentiment d’utilité. L’Ecojoko tient sa promesse : il rend la consommation électrique visible et concrète.
Ce que j’ai aimé, c’est sa simplicité. L’installation est rapide, l’application claire, et la station devient vite un réflexe. On la consulte sans y penser, un peu comme on regarde la météo. Même ma compagne s’y est prise au jeu : elle adore jeter un œil au petit écran pour voir la consommation baisser quand le soleil sort ou quand on coupe un appareil.
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Tout n’est pas parfait pour autant. L’application pourrait mieux distinguer la production solaire, qui reste masquée tant qu’on n’est pas en surproduction. Mais pour le reste, Ecojoko fait exactement ce qu’on attend : on repère les veilles, on visualise les pics, et on comprend enfin où part l’énergie.
Couplé à Home Assistant grâce au projet Little Monkey, le produit prend une toute autre dimension. On récupère les données en direct, on les intègre dans ses tableaux de bord, et on peut déclencher des automatisations selon la consommation ou la production. De quoi combiner la simplicité d’Ecojoko et la puissance de la domotique.
Chez moi, la configuration n’est pas la plus rentable sur le papier (chauffage et eau chaude au gaz), mais l’intérêt est ailleurs. J’ai appris à lire ma consommation, à comprendre les cycles de la maison, et à mieux utiliser ma production solaire.
Vendu 179,10€ avec notre lien exclusif, l’Ecojoko n’est pas qu’un capteur de plus : c’est un déclencheur. Il rend visible ce qu’on ne voyait pas et quand on voit, on agit.
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